myel ~anachronism

version 6

15 May 2012
par myël
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Rodrigue @ Festival des Arts de l’Université Paris-Sud Orsay

Pas de chronique à rallonge, les ressentis à chaud sur la journée entière sont dans mon article de dimanche nuit, mais la traditionnelle galerie + vidéo pour archiver, ranger, graver. Rendre compte aux curieux qui n’avaient pas une ligne de RER directe entre le bas de chez eux et cet amphithéâtre pommé.

Les photos sont des captures de la vidéo, j’avoue, flemmarde, ne pas en avoir fait de “vraies”. La vidéo est un condensé d’extraits du concert de Rodrigue du soir.

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Sous les arbres ensoleillés

14 May 2012
par myël
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Les beaux dimanches reviennent (+ ailleurs de la semaine #4)

Peu de choses sont plus douces que s’allonger au soleil sous les arbres et discuter de leurs parures et de nos trucs de filles, un dimanche frais ensoleillé, entre deux pièces de théâtre et un concert. Je ne propose pas de s’abîmer dans cette douceur simple, mais en tant que pause elle était agréable à saisir.

La première pièce, 4.48 Psychose de Sarah Kane ne pouvait que nous retourner. De cette plongée dans la folie à tendance suicidaire, de cette rencontre avec des violences mentales et multiples, je suis ressortie avec un léger malaise, mais pas du genre désagréable, avec l’impression d’avoir été confrontée à quelque chose que je n’aurais pas souhaité mais sans pour autant le regretter.

La deuxième pièce, Pop Corn de Ben Elton, n’était pas moins agressive, pourtant après la psychiatrie elle me parut plus légère, moins introspective, plus divertissante. Prise d’otage d’un réalisateur oscarisé par des tueurs en série s’inspirant soit disant de ses films, la scène est cocasse, angoissante mais pas toujours très bien servie par les acteurs, qui sont des étudiants ne nous plaignons pas trop.

Je n’étonnerai personne, de ceux qui me lisent ou qui me connaissent ou même les deux, quand je dirai que c’était Rodrigue le concert du soir. J’aurais pas osé me perdre au fin fond de l’Essonne sans un minimum de repères, même accompagnée. Ça peut paraître dingue, ça l’est sans doute un peu, mais je ne compte plus les fois où j’ai vu ce garçon en concert. Attendez si. Je compte… … … … C’était mon quinzième si j’en oublie pas. Ok c’est dingue. Je ne prendrai pas comme excuse que certains nordistes en ont plus que ça derrière eux. Je préfère avouer que c’est tellement différent chaque fois. Le lieu joue une part dans l’ambiance, mais pas que, la configuration change : concerts intimistes en solo ou en duo, arrangements façon acoustique accordéon et violoncelle… énergie rock des guitares électriques… mise en scène déjantée, invraisemblable avec danseurs et comédiennes… Tout est possible, tout est réinventé. Je préfère avouer que c’est tellement vivant, que ça fait un bien fou d’y être. Bref, ça réveille la citation #2 qui me guide :  ”Toute ma vie, je veux rester étonnée” (Nina Bouraoui). Je préfère avouer qu’en fait, je me délecte presque autant des réactions du public face aux personnages déroulés en musique, que de la musique elle même. Bien qu’aujourd’hui nous étions quinze à tout casser, tellement nous frappions sur les bancs de cet amphithéâtre démesuré, ce fut une chouette soirée.

Des vidéos demain, peut-être. Tout de suite une photo du ciel ombragé par de charmants branchages. Puis dessous quelques échappées qui ont rythmé cette semaine à peine achevée.

Sous les arbres ensoleillés

Quatre tweets, trois images à fixer, deux petites phrases de blog bien formulées, un bijou si léger, zéro soupirs.

* “Peut on pratiquer l’art des ombres chinoises avec l’ombre d’un doute ?” @Poney__
“La neige avait de longs doigts fins et délicats qui pianotaient sur mon front en tombant du ciel.” @white_hector
“C’est bien d’avoir les idées claires, encore faut-il avoir des idées.” @ThomJTailor
“Tu me tapes sur le système mais c’est sans doute pour bien enfoncer le clou.” @Poney__

* Aaron Nace, Eduardo Acierno, et Anna-Lena Denell (on clic-clic sur les images pour les voir en grand)

We are more than dolls, Aaron Nace

The Dreamer, Eduardo Acierno

Before the dawn, Anna-Lena Denell

* “Ma solitude est mon armure, elle me protège, quoi que je fasse et où que j’aille” Marc Pautrel
“On ne devrait pas croiser de regard sans vaciller vers l’essentiel. Lire est cette ivresse.” Francis Royo

* Enfin, je fonds complètement sur cette bague, même si je n’en porte que très rarement. Chez Bird on the wire.

Bague légèreté

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Le moulin, novembre 2004

8 May 2012
par myël
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Ne pas oublier d’où l’on vient

Ce n’est pas de la nostalgie, c’est un élan de tendresse envers les refrains, les retrouvailles, les évidences. J’ai parcouru les liens de la “blogroll” d’une vieille version du blog, des environs 2004-2005. La plupart étaient morts. J’ai eu une onde de mélancolie pour Gwelan dont j’ai toujours un tirage photo qui dort dans mes cartons, une autre pour Citronsavon qui fut mon amoureuse virtuelle de l’époque Eiffel avant de se perdre de vue… Certains vivent encore ici ou ailleurs, d’autres sont figés dans l’oubli.

Deux m’ont particulièrement soufflé : ce n’est pas de la nostalgie, c’est se rappeler d’où on vient.

* Ether Elegia , ses photographies surréalistes et hors du temps

La disparition 1, décembre 2004  La disparition 2, janvier 2005

et parfois légendées d’autant de poésie, dans les mots que dans l’image elle-même :

Maelstrom, novembre 2004
“Il marcha longtemps.
Les pupilles rétractées, saturées de lumières, la caresse du vent en accroche-peau.
Jusqu’à la plaine immense… l’odeur de l’herbe partout : sur des kilomètres, l’herbe rouge.
Novembre d’opaline, et les araignées d’argent dévoreuses de soleil tissant les fils cristallins des maelströms de lumière.”

* Kaekae qui n’écrit plus mais dont les textes persistent, délirants, ils se redécouvrent avec joie. Extraits :

” Dès lors que j’ai compris que je n’étais pas une artiste -c’était hier- j’ai décidé de faire de ma vie une œuvre. Je m’ennuierai dans des colloques en comptant le nombre de lampes au plafond, je m’effacerai tant devant ce que je fais qu’on ne sera plus convaincu de ma réalité physique, puis je recompterai les lampes pour être bien sure du nombre. Je ferai des banquets où je mangerai des araignées, je vous aimerai de votre chaussette trouée à votre regard haineux mais n’en soufflerai rien, ou bien je vous offrirai un bouquet sans mot doux.
Aujourd’hui je ne vois pas pourquoi je ferais le moindre effort. ”

“Après avoir pleuré de rage pendant cinq minutes avec le plus de dignité possible – à savoir qu’il me restait sans doute encore un peu d’éther au bout des doigts- j’ai quitté la salle. Je suis montée me laver les mains et calmer mon nez et puis, dans l’escalier, j’ai sauté et piétiné et écrasé comme une crêpe tout l’air qui se trouvait sous mes pieds. En gros, j’ai brassé du vent.”

 ”Plus tard je suis montée sur un bateau qui m’a rendue malade, de tout. Je l’ai récuré autant que j’ai pu jusqu’à l’invasion des poissons-chats, j’ai hissé les voiles, j’ai jeté les vivres, j’ai lâché l’ancre et me voilà sur une île où j’enterrerai mon cœur.”

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Lee Eunyeol

6 May 2012
par myël
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Les ailleurs de la semaine #3

Détournement d’attention artistique pour cette soirée trop politique…

* Ce magnifique tableau de Juuri Art :

Juuri "Happy Now? -Shiawase-"

* Ces petites phrases de Marc Pautrel tirées de son Carnet :

C’est parce que je vais là où il n’y a pas de route que je deviens la route.

Celui qui est hypersensible, par son émotion fait tressaillir le monde.

Considère que tu suis la bonne voie et que si un mur apparaît face à toi, tu le traverseras sans douleur.

* Cette fille qui fait des dizaines de montages mode de folie autour des personnages Disney, à voir sur DisneyBound et acheter sur Polyvore :

Peter + Wendy by DisneyBound* De très belles installations lumineuses de Lee Eunyeol à découvrir sur Fubiz :

Lee Eunyeol

* Cette photographie toute en sensibilité de Brian Oldham :

Brian Oldham : wide eyes behind beautiful lies

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affiche-exposition-tim-burton

3 May 2012
par myël
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Sous un soleil burtonien

Le printemps a le hoquet, il montagne-russe et j’ai du mal à réprimer un grand sourire quand mon baladeur aujourd’hui me balance Les beaux jours (reviennent) dans la playlist aléatoire.

Aujourd’hui, où j’oscillai entre t-shirt et lourd manteau, ombre soleil et vent, et les yeux baladeurs. C’était le jour fixé (enfin) pour visiter l’exposition dédiée à Tim Burton à la Cinémathèque. Riche en croquis et tableaux exposés mais noyés dans leur propre masse, donnant envie de n’en tenir qu’un à la fois, et dans nos mains, et dans une pièce vide pour s’y attarder. Surtout ceux qui, haut suspendus, échappaient aux regards des créatures normales que sont les spectateurs (mais l’ont-ils oublié ?). Ce fut pourtant une balade ravissante, de découvrir ce foisonnement créatif qui représente aussi l’esprit de celui qui en est à l’origine ! Sourire donc, pour la quantité et la liberté des images offertes, pour le titillement de l’inconscient qui donne envie de lui laisser libre cours sur un (nouveau?) carnet. Perplexe donc, pour l’immersion qui semblait réussie à l’entrée mais qui s’atténue fortement dans les grandes grandes salles. Un peu déçue aussi de ne pas avoir côtoyé nombre de costumes qui ont pourtant la part belle dans les films. Mais sourire général.

L’avant et l’après eurent aussi leur charme, la file d’attente douce et même étonnante (rien à voir avec l’expo, mais à celle qui m’accompagnait et à celle qui apparût par surprise), le goûter sur le pouce d’un banc et le retour, rythmé comme un hoquet aussi, par la voix éraillée de cette petite dame qui déclama un poème entre deux arrêts du métro.

La bande son explique l’absence de structure de cet article. Je ne sais pas mettre de tempo sur les mots quand mes oreilles sont ailleurs.

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Dessin automatique de la timide d'hier en couleur

1 May 2012
par myël
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Welcome little Bamboo

Un brève à peine plus longue qu’un tweet pour dire l’excitation due au retour sur mon bureau d’une tablette graphique ! Je l’ai choisie petite, simple, mignonne comme tout et pas chère. Fini le temps des dessins à la main droite à la souris, les tremblements, les heures à corriger, parce que je suis gauchère et qu’un stylet c’est quand même 1000 fois plus naturel. Oh yeah !

Dessin automatique de la timide d'hier en couleur

Dessin automatique de la timide d'hier en couleur

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