myel ~anachronism

version 8

Rappel au désordre

Ce blog approche délicatement des six-cent articles, oui, 600, en chiffres ça fait trembler aussi. Évidemment les premiers n’ont pas été écrits sous la forme actuelle du site, c’était une bête page html, les commentaires s’envoyaient par e-mail, et il y a eu des dizaines de changements d’adresse et de design, mais j’ai fait le choix de trimbaler et d’assumer ces archives, un sac de 591 avec celui-ci . Moins évidemment, j’écrivais au commencement façon texto et kikoolol, oui j’avais tout juste quinze ans, oui pourtant j’ai eu mon premier portable à 17 ans, et oui on disait déjà “blog” en 2003.

Ce post n’a absolument pas pour but de tirer un bilan de ces bientôt neuf années, ni de me lancer un coup de vieux dans les dents (aie) ; je l’écris juste pour me rappeler aux lignes de conduite jamais formulées toujours ressenties. Comme celle de ne donner l’adresse qu’à un nombre limité de personnes “réelles”, la suivante lui est fortement liée. Comme celle de n’appliquer aucune censure, ce lieu n’a pas pour vocation d’être une vitrine correcte, présentable, charmante. C’est un carnet brouillon maculé d’angoisses profondes, de joies existentielles, de rêves démesurés (dans les deux sens de la mesure). Comme celle de ne pas écrire pour plaire, mais d’écrire pour écrire. De partager pour partager. De n’être ainsi jamais déçue si mes coups de cœur ne sont pas compris. De n’avoir jamais à justifier le choix de mes mots.

Ces quelques rappels me sont envoyés par l’adolescente au fond, là, qui sait bien que je les bafoue. Que je prends des gants par moments. Que je ne parle pas de tout et qu’ainsi je manque de respect à mes règles premières : graver pour la mémoire, n’avoir aucun tabou.

 

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5 Comments

  1. Ca me fait penser que quand j’étais ado, y’a avait pas internet (oui, je suis vieille…) et que donc j’écrivais mes états d’âmes dans de grands cahiers scrapbookés avant l’heure…
    Je n’ai jamais osé me replonger dedans, j’ai peur de me trouver conne…
    Je trouve donc que tu as un certain couragen voire un courage certain, de tout garder ainsi !
    Bises :)

  2. Oui, ça me fait sourire, je me sens vieille tout à coup moi aussi ! Je n’ai connu l’internet qu’en 2003, à 23 ans, je ne comprenais pas les LOL et pour rire sur caramail (vous vous souvenez de caramail ?? ou je me pseudotais petit papillon jaune (oui oui, je n’avais peur de rien) je tchattais et je disais Hihi pour faire comprendre que je riais. Bref, moi aussi j’ai écris sur des cahiers scrapbookés, plein plein et que même, je les relis parfois et que oui, je me sens conne, mais la connerie, fait partie de la vie !

    Bah… longue vie hein !

    :)

    • Réponse groupée :)

      On devrait lancer un truc à ce sujet… parce qu’on dirait qu’on est beaucoup à avoir scrapbooké* avant d’avoir un blog… pour partager chacune sa replongée dans les anciens carnets, en rire ou y trouver des perles…

      Caramail j’avais une adresse mais je chattais sur tchatche.com, parce que j’avais 12 ans au début, et qu’avec les copines on squattait le salon ados et on donnait rendez-vous à des garçons qui nous attendent peut-être encore…!
      Je préfère encore parfois dire hihi ou …rires… que lol aujourd’hui ;)

      * la correction orthographique d’Opera me propose “racrapoté” au lieu de scrapbooké, strange :/

  3. Et bien je suis contente d’être une des personnes réelles à avoir cette adresse. Si l’on considère qu’une liseuse de pensées peut être un être réel.
    Est-on toujours vraiment sincère lorsque l’on écrit? On peut désigner des choses, mais sommes nous toujours dans la juste mesure. Par rapport à soi déjà, parce qu’on a honte nous même de ce que nous pouvons écrire ou ressentir. N’est-on pas fréquemment dans l’exagération ou dans son contraire? Ne serait-ce qu’un peu?

    • Ah ah, mais même si je ne t’avais pas passé l’adresse tu m’aurais retrouvée et démasquée vite fait, une vraie prinssorcière ! L’écriture n’est jamais la réalité, elle traverse des filtres plus ou moins volontaires… mais c’est si bon de balancer des mots sans réfléchir, de se laisser surprendre par ses pensées, et grâce à cet exercice de s’en libérer, s’en détacher un peu…